Dans les coulisses d’une séance : "Je n'arrive plus à dire non"

Quand un chef d'entreprise pousse la porte de mon cabinet pour la première fois, il est souvent au bout du rouleau. Il me dit : "Je gère 50 problèmes par jour, mais je suis incapable de dire non à un client ou à un salarié. Je craque”

Voici concrètement comment on travaille ce problème en séance, étape par étape, sans jargon.

Étape 1 : On démonte le mécanisme (TCC)

Au lieu de lui donner des conseils magiques, on prend une situation réelle de sa semaine.
- Les faits : Vendredi soir, 18h. Un client appelle pour une urgence qui n'en est pas une. Le patron dit oui, annule son week-end en famille, et bosse toute la nuit.
- Le piège caché : En creusant, on s'aperçoit que son cerveau lui dicte une phrase automatique : "Si je dis non, il va se barrer et je vais couler". Dire oui calme son angoisse sur le moment, mais valide l'idée qu'il doit se sacrifier pour survivre. C'est ce cercle vicieux qu'on décide de casser.

Étape 2 : On recharge les batteries (Hypnose)

À ce stade, le patient est trop fatigué pour réfléchir. On passe sur le fauteuil pour 20 minutes d'hypnose.
L'objectif est simple : couper le moteur. On utilise sa fatigue physique pour l'emmener dans un état de déconnexion totale. C'est un sas de décompression pour que son système nerveux lâche enfin prise. Il repart de la séance en ayant ressenti le calme dans son corps.


Étape 3 : Le plan d'action pour la semaine

On ne reconstruit pas tout d'un coup. Le patient repart avec un seul petit défi pour la semaine :
"Cette semaine, vous allez repérer une demande non urgente et sans risque. Et vous allez simplement dire : 'Je m'en occupe mardi matin'. Rien de plus.
Ce qu'il faut retenir : La thérapie, ce n'est pas juste parler du passé. C'est comprendre comment on fonctionne aujourd'hui, s'offrir un espace pour récupérer (l'hypnose), et repartir avec des billes concrètes pour changer le quotidien (la TCC).

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